Un geste bien compris compte davantage qu'un flacon de plus

Rétinol, vitamine C ou niacinamide, shampoing solide ou coloration douce, sac du quotidien ou jean à réassortir : ce dossier aide à comprendre ce qu'un actif fait vraiment sur la peau, à soigner cheveux et cuir chevelu sans les brusquer et à choisir des pièces de vestiaire qui servent longtemps.

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Le magazine qui explique ce que font les soins, les couleurs et les vêtements avant qu'on les adopte.

Août 2026

L'édito

Un sérum promet l'éclat, une crème parle de réparation, un shampoing se dit doux : les étiquettes en disent beaucoup et expliquent peu. Beautepurete prend le temps de traduire ces promesses en gestes concrets, pour la peau, les cheveux et la garde-robe, afin que chacune choisisse selon ses besoins réels.

Ce numéro s'arrête sur la peau qui se répare : cicatrice rouge encore récente, marque ancienne qui rougit de nouveau, tatouage en pleine cicatrisation, épiderme qui tiraille et se dessèche.

Une cicatrice suit son propre calendrier, et vouloir l'accélérer à coups de produits agressifs la fragilise souvent davantage. Nous revenons sur les soins simples qui l'accompagnent : nettoyer sans frotter, hydrater, protéger du soleil pendant de longs mois. Côté actifs, rétinol, vitamine C, niacinamide et acide hyaluronique sont passés en revue avec leurs usages et leurs limites, notamment sur les peaux matures. Les cheveux ont aussi leur place, du cuir chevelu qui gratte aux mèches éclaircies en douceur, tout comme le vestiaire, avec le sac porté chaque jour et le jean que l'on associe autrement. Une rougeur qui s'étend, une douleur ou un gonflement inhabituel relèvent d'un médecin, pas d'un magazine. Vos questions nourrissent déjà les prochains sujets.

Laetitia Fontanel, rédactrice en chef

Portrait de Laetitia Fontanel, rédactrice en chef, dessiné à l'encre et à l'aquarelle

Le mot du numéro

Kératose pilaire

La kératose pilaire désigne ces petites bosses rugueuses, rosées ou couleur chair, qui apparaissent sur l'arrière des bras, les cuisses ou parfois les joues, d'où son surnom de peau de fraise. Elle vient d'un excès de kératine, la protéine qui forme la couche superficielle de la peau : au lieu de s'éliminer, elle s'accumule et bouche l'orifice des follicules pileux en formant un petit bouchon corné. Fréquente et sans gravité, elle a souvent une composante familiale et s'accentue quand l'air devient sec. On la confond volontiers avec de l'acné ou une irritation après le rasage, mais il ne s'agit ni d'une infection ni d'un manque d'hygiène.

Frotter fort avec un gant ou un gommage à grains aggrave souvent les rougeurs. Mieux vaut une douche tiède et courte, puis une crème émolliente contenant un actif kératolytique doux, comme l'urée ou l'acide lactique, appliquée régulièrement sur une peau encore légèrement humide.

Courrier des lecteurs

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